Même des tribus ancestrales sont obligées de vendre leurs particularités pour survivre… survivre, d’ailleurs, quel drôle de mot, là où généralement le préfixe ‘sur’ détermine une accentuation du mot qui le suit, c’est ici le contraire.

Les Mursis monnayent leur images, celle de leurs femmes à plateaux pour 20 centimes d’euros le cliché, pathétique… pour ces pauvres touristes amateurs d’exotisme, blasés de leur quotidien tellement suranné, pensent-ils.

 

L’argent nous prive de l’autre, le voisin ignoré, la rencontre évitée, les loisirs simples.

Aujourd’hui les soirées bruyantes, alcoolisées, impersonnelles et synthétiques ont pris le pas sur le regard, le mot, l’échange.

Tout ne s’achète pas ? et pourtant notre âme est bien absente de notre quotidien, elle a été achetée par les loisirs artificiels, les amours plastiques et l’ivresse de nos grands argentiers eux-mêmes otages de ce qu’ils pensent être leur pouvoir, foutaises.

 

La vie est une pute que l’on achète pour tout et pour rien, la vie est devenue ce que l’on a voulu d’elle, une princesse souillée par le crédit, et les faux rêves vendus sur 36 mois. 

Aujourd’hui l’argent dicte notre vie, cette vie qui devrait être source de plaisirs simples.

 

De nos jours, si cela ne coûte rien, cela ne vaut rien...

 

Survivre pour mieux que vivre ? non, SURvivre, vivre plus fort, plus vrai, sans forcément dépenser autre chose que soit même, courir, nager, parler, lire, marcher, rencontrer...

La vie sera une putain, tant que nous la considérerons comme telle.